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 Michel Cembre

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CLAVIEN DIDIER

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MessageSujet: Michel Cembre   Jeu 15 Déc - 11:35

Extrait d'un chapitre de mes écrits actuels : Indications :

Andrée, la religieuse, est sortie de la réalité de ce qu'elle appelle un des visages de l'enfer. La ferme, maintenant complètement brûlée, n'est plus qu'un cauchemar consumé. Le sorcier et son complice le vieux moine, morts dans la violence et l'orgueil n'ont plus de pouvoir. Andrée se trouve toujours à l'hôpital, mais Cembre ne l'oublie pas. De sa petite chambre, il lui écrit son amour…



MON AMOUR,

Après, la nuit confie à la lune sa couronne d'étoiles. Discrètement, Dame blanche, Dame ronde, dans un modeste rituel, l'offre maintenant au soleil. Elle se fait humble, se penche tel un mot écrit en italique, glisse en avant pour rejoindre un point et s'effacer petit à petit devant la lueur qui précède l'aurore. L'aubade jouée trouve mon oreille alors que je quitte la souffrance et l'ultime cauchemar de ces derniers jours. La succession déroule adroitement les points de l'avenir sur l'horizon nouveau. La chanson change de musiciens, devient plus virile. La chrysalide de l'aurore s'ouvre et mue. La métamorphose développe la jeunesse du soleil qui se lève et grandit en tournant les feuilles d'un cahier, aux pages couleurs de ciel en apesanteur. Le temps se met au diapason de l'inspiration d'un nouveau jour.

Nouveau jour, jour nouveau, peu importe. Tu es ma fiancée de tous les jours, mon épouse en toutes saisons. Je suis le midi sur tes seins fermes, sur tes cuisses aux robes de coton que tu agites de tes doigts. Comme elle est belle ta gorge, je l'imagine reproduite dans l'espace d'une aquarelle myrtille. Il ne m'importe que de retrouver au matin, ton parfum aux odeurs de fruits frais que tes hanches suent sous le regard de tes prairies de silences qui alternent avec la douce musique des ruisseaux d'amour sur ton ventre que je croque avec ma bouche avant de me doucher sous tes cascades vivifiantes. Les courses des lièvres sont bien lentes alors que j'hume déjà l'écume des liquides coulant sur ton nombril qui se dénoue en bouquet. Ô toi, qui m'enlève à l'hiver, Ô toi, mon été à moi.

Je te donne mes yeux aux teintes de fleurs de pommiers. J'ouvre mes mains et je porte mes longues caresses sur la tendresse de ta voix. Je pique dans tes cheveux des tiges de pâquerettes pour contrer le temps qui, de son balcon répand ses colliers de pluies, ses taches de rouille. Je dessine des oiseaux sur le piano qui joue ton histoire aux goûts de miel et de citron. Je livre mon sirop de groseille, de prunelle, à tes jambes qui s'écartent pour mieux m'aimer. J'épice les sauces, d'ondées de coriandre, de toutes sortes d'assaisonnements avant de dresser la table de nos baisers de muguets. Je saute par-dessus les pierres pour gagner du temps sur le temps de tes absences.

Loin de moi de mettre en consigne cet hiver unique, d'où naît notre amour. Tu sais, avant le froid de ces épreuves terribles, les mots martelaient au bout de mes lèvres d'automne et cassaient mes phrases de porcelaine. Les joues cuivrées des soleils de lumières évanouies aux vents frais, s'en allaient mourir vers l'irrémédiable qu'est la fin des belles saisons. Mon cœur comblé de roses, rencontrait les bottes rouges d'un présent qui se perdait loin du bord du lac, dans un rire peut-être, mais dans un rire de brume. Mes paroles tarissaient sur le gravier de carrières inexploitées. Était-ce la faute de m'être trop pressé, de m'être trop attardé ? Nos ongles ne s'useront pas sur l'éclosion glaciale des paysages de janvier. J'empêcherai la neige des ciels de ce début d'année de couvrir à jamais les ailes des verdiers. Comme un arbre le printemps, je guette tes cheveux de femme décidée à quitter l'habit de tes noces religieuses et, je marche, parlant très bas mais sans honte, de ce désir qui languit dans mes bras d'homme, celui de t'enlever à ton ancienne vie. Je t'entends résonner en moi, je t'aime d'amour, simplement. La débattue, les coups de fourches dans ma tête ont cessés sous ta protection. Tu es Andrée, que craindre à tes côtés puisque que tu jongles avec le pire et le meilleur au creux de la paume d'une main pour le plaisir de l'équilibre, pendant que la seconde décapite les meurtriers secrets ? Les biceps du mal, même mis l'un sur l'autre, se ramollissent jusqu'à fondre au contact d'une seule de tes épaules fragiles.

Lorsque je t'ai vue pour la première fois, je me suis dit… comment s'appelle cette heure divine ? Peut-être liberté, sous le ciel bleu… peut-être danse, sur les accords d'un premier toujours. J'inventais la chose, comme ça. Je te l'avoue je voyais la neige, encore; je n'osais fermement ouvrir la portière pour entrer complètement dans ton regard, pourtant je savais à quel point je le désirais.
Aujourd'hui les volets se sont arrêtés de brailler, le vent à déserté sans que je ne m'y attende. Je suis bien mieux en cette heure où je t'écris alors que déjà, je brûle de lire ta réponse. Si cela me coûte cher d'être en impatience, c'est que l'émotion n'est pas qu'une passagère clandestine blottie au fond d'un cargo qui naviguerait sur le sang de mes artères, juste pour une traversée. Cela me tuerait de n'être qu'une encre bleu sur un papier oublié dans la cale rouillée d'un brise-glace échoué. Je t'aime d'amour !

À quel instant, en quel point ne t'ai-je pas attendu depuis la rencontre de nos intérieurs et de nos extérieurs ? À quel moment n'ai-je pas réalisé l'importance de ta présence à mes côtés ? Au plus gros vent soufflant sur les toits de cette saison blanche, à la pire prise de froid sous mon manteau de laine, je ne cesse de venir à toi. Tu es la colonne qui supporte notre ciel, le matin que je vois naître, la plénitude de notre envol. Je veux être le rocher sur lequel tu assures ton assise, le soir doux, le rose du soleil qui se couche, le matelas, le drap et le duvet quand la nuit froide fait son retour. Je désire tellement te connaître, mon amour.
À très vite.
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Cindy
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MessageSujet: Re: Michel Cembre   Jeu 15 Déc - 11:44

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ps: j'ai rangé ton extrait là ou il le fallait et t'ai créé un coin pour les commentaires sur ton extrait Wink

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Michel Cembre
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