Fanfics France
Venez rejoindre votre source de fanfics françaises tous sujets confondus! Passez de bons moments parmi nous et bonne lecture Wink


Toutes vos fascinantes fanfics et bien plus encore...
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chasseur de spectres - Imaginaire-de-kiki

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
imaginaire-de-kiki
Co-Administratrice
Co-Administratrice
avatar

Féminin Messages : 2556
Date de naissance : 22/04/1984
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 33
Localisation : avec Edward....

MessageSujet: Chasseur de spectres - Imaginaire-de-kiki   Lun 20 Juin - 14:55

Je vous livre mes premiers écrits. Cette fiction n'est pas encore terminée mais elle le sera sous peu.
N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire en cliquant sur le lien à la fin.
Je posterai 4 chapitres par semaine.





1. Le soleil est en train de
se coucher. A l’horizon je ne vois plus qu’une grande bande de
lumière orangée. Le dernier jour des vacances s’achèvent.
Demain, c’est la rentrée des classes. Finit la liberté, les
grasses mat’, les promenades les après midi et finit de n’avoir
pas à s’encombrer l’esprit de choses qui ne nous servirons
jamais. La seule consolation que je peux apporter à mon désespoir
est que je vais retrouver mon meilleur ami Alex que je n’ai pas vu
depuis deux mois.



Toutes les années il passe
la totalité de ses vacances d’été dans sa famille en Italie.
C’est une vieille tradition familiale à laquelle il ne peut se
dérober. Pour moi ces vacances sont très longues sans lui. Il est
le seul qui me comprenne vraiment et qui m’apprécie pour ce que je
suis à l’intérieur et non pour mon physique. Je m’appelle
Charleen et je viens d’avoir 17 ans mais j’en parais 20 d’après
pas mal de gens. J’ai les cheveux mi-longs dégradés, de couleur
brune et les yeux vert émeraude. Je suis de taille moyenne et suis
plutôt bien « roulée » selon certains. Il est vrai que j’attire
souvent les regards quand je me promène dans les rues. Je me suis
habitué aux regards et je n’y prête plus aucune attention. Mais
Alex, lui, me regarde avec tendresse sans vulgarité. Il me fait me
sentir simplement heureuse.


La
nuit est tombée et je perçois plusieurs étoiles dans le ciel. La
lune est pleine et nimbe les murs de ma chambre de merveilleux
reflets argentés. Il est 0h30 sur mon radio réveil. Il serait peut
être judicieux d’aller me coucher si je ne veux pas avoir une tête
de déterrée demain.


La
chanson de muse « Super massive black hole » me fait sortir de mon
sommeil. Il est 7h00 du matin et c’est un supplice de m’arracher
à mes couvertures. Quelle est la personne qui a dit que les cours
devaient commencer si tôt ? Enfin, je sors de mon lit pour me
diriger dans ma salle de bains afin de me préparer. Je me regarde
dans la glace « oh mon dieu ! J’ai une tête à faire peur ! ».
Bon, je mets le minimum de maquillage pour paraître naturelle et
cacher mes cernes. J’enfile un jean slim taille basse, un top blanc
et une veste noire D&G. Je lisse mes cheveux et descends à la
cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Mon père est déjà parti
au boulot mais ma mère est là et elle m’a préparée mon bol de
céréales.



- Bonjour maman.

- Bonjour
ma chérie. Tu as bien dormis ?


- Oui
ça va. Mais ça quand même été dur de me lever.


- Après
deux mois de grasses matinées c’est normal.


- Merci
pour le petit déj.


- De
rien. Mange vite tu vas être en retard.



J’avale rapidement mes
céréales et part pour le lycée. J’ai cinq minutes de marche pour
m’y rendre. J’en profite pour me demander si Alex aura changé.
Je ne pense pas, en deux mois on ne change pas beaucoup. En revanche,
je suis sûre qu’il aura bronzé et qu’il aura un teint hâlé
parfait. Comme il m’a manqué… La vie n’est pas pareil sans lui
à mes cotés.




2. Je passe le portail du
lycée et me dirige vers notre point de retrouvailles. Il est là,
appuyé nonchalamment contre le mur. J’avais raison il a la peau
parfaitement dorée par le soleil, ses cheveux se sont éclaircis et
sont plus proches du blond que du châtain de d’habitude. Il porte
un pantalon en lin beige et une chemise marron. Je ne peux pas voir
ses yeux mais je le connais assez pour deviner l’éclat de son
regard bleu azur. Il ne m’a pas encore vu car il ne regarde pas
dans ma direction. Il regarde une personne, une fille que je ne
connais pas. Il est en train de discuter avec elle.




Elle a les cheveux roux qui
tombent dans une cascade de boucles jusqu’en bas du dos. Elle a la
peau blanche et le visage rempli de tâches de rousseur. Je me
demande qui elle peut bien être. Elle dégage une puissance et une
assurance que je n’avais jamais ressentit auparavant. J’avance
dans leur direction et là Alex tourne la tête vers moi et me
sourit. Mon monde est à nouveau complet avec sa présence proche de
moi.



- Salut la plus belle !
Comment vas-tu ?


- Salut
Alex ! Ca va et toi ? Comment se sont passées tes vacances ?


- Comme
d’hab’, tranquille avec la famille. Et toi qu’as-tu fait sans
moi ?


- Pas
grand-chose, je me suis ennuyée. Tu m’as beaucoup manqué.


- Toi
aussi tu m’as manqué. Mais l’avantage de cette séparation
forcée, c’est que nous sommes encore plus contents de nous
retrouver.


- Ca
c’est vrai.
Je l’embrasse sur les deux joues, très heureuse
de le retrouver. Dans mon empressement je bouscule la rousse à qui
il parlait juste avant que j’arrive. Je lui jette un regard et
demande silencieusement à Alex qui elle est. Nous nous connaissons
si bien que nous n’avons pas besoin de parler pour nous comprendre.


- Charleen,
je te présente Elena.
Elena, Charleen, dit-il, en nous
montrant l’une à l’autre.


- Enchantée
Charleen, je suis heureuse de faire enfin ta connaissance.



Comment peut-elle être
heureuse d’enfin faire ma connaissance alors que je n’ai jamais
entendu parler d’elle. « Qui est-elle ? » demandai-je
silencieusement à Alex.



- Elena est originaire du
même village que ma famille en Italie. Je la connais quasi depuis ma
naissance. On se voyait tous les étés. Et on m’a dit au début de
mon séjour là bas qu’elle allait venir étudier dans le même
lycée que moi cette année, alors on a passé les vacances ensemble.


- Contente
de te connaître,
répondis-je sans être réellement contente.
Comment se fait-il qu’Alex ne m’aie jamais parlé d’elle ?
D’ailleurs il ne me parlait que très peu de ses vacances en
Italie. Je supposais qu’elles ne devaient rien avoir
d’exceptionnelles. Passer tout son temps avec sa famille c’est
plutôt barbant. Et de ce qu’Alex m’en disait, il s’ennuyait
ferme en Italie.



Je croyais que nous n’avions
pas de secret l’un pour l’autre mais apparemment je me trompais.
La sonnerie retentit annonçant le début des cours.



- Allons voir si nous
sommes tous les trois dans la même classe,
lança Alex en se
dirigeant vers les panneaux affichant les listes des terminales.







3. J’avance mais le cœur
n’y est plus. Cette annonce a descendu mon moral en deux secondes.
L’instant d’avant, j’étais heureuse et aux anges de retrouver
mon meilleur ami pour cette rentrée et maintenant je ne suis même
plus sûre qu’il soit toujours mon meilleur ami. Comment avait-il
put me cacher l’existence de cette fille ? Et combien d’autres
choses me cachait-il ?



Devant le panneau
d’affichage, je cherche mon nom sur les listes. Ah, ca y est
Cambarot Charleen, maintenant Delormes Alexandre…. Non !!! Nous ne
sommes pas dans la même classe. C’est la première fois que ça
arrive. Depuis les cours élémentaires nous n’avons jamais été
séparés.



- Alex, tu as vu nous ne
sommes pas dans la même classe.


- Oui
j’ai vu. Ne t’en fais pas ce n’est pas grave. Ça ne nous
empêchera pas de nous voir entre les cours.
Se tournant vers
Elena il continua, tu es dans ma classe. Tant mieux, ce sera plus
simple pour faire les trajets. Charleen, je suis désolé, mais ne
soit pas dégouté ce n’est pas grave. Bon, on se dit à toute à
l’heure. Bon courage. Tu viens Elena, je vais te montrer notre
salle.



Ils sont partis. Il est
parti sans même me jeter un regard. Comment a-t-il pu changer à ce
point ? Où est mon Alex ? Car ce n’est pas possible que ce soit
lui. Nous étions comme des siamois, impossible de nous séparer.
Avant, nous serions allé au secrétariat de l’établissement pour
tout faire afin d’être dans la même classe. Et aujourd’hui rien
qu’un simple « ce n’est pas grave. Bon courage. ».



En
fait, je viens de comprendre je suis en train de rêver. Je suis
encore dans mon lit bien au chaud et mon réveil va bientôt sonner
et je devrais me lever pour attaquer correctement cette rentrée.
C’est obligé que ce soit ça. Alex ne m’aurais jamais abandonné
comme ça. Je n’ai qu’à attendre de me réveiller.



- Mademoiselle Cambarot,
veuillez-vous diriger vers votre salle de classe. Les cours vont
bientôt commencer
. La voix du conseiller d’éducation m’avait
interrompu dans mes pensées.


- Oui,
j’y vais.



Tant que je ne me suis pas
réveillé, je n’ai qu’à continuer comme si de rien n’était.









4. Malheureusement, la
journée a continué et je ne me suis pas réveillée. Cette journée
est bien réelle et mon désespoir aussi.



A la pause de 10 heures, je
suis allée à notre endroit habituel où on se retrouve toujours. Et
il n’y avait personne. Où est-il passé ? Ou devrai-je dire : où
sont-ils passés ? Car j’ai le sentiment qu’il va être difficile
de voir Alex sans Elena. Que lui a-t-elle fait pour qu’il devienne
comme ça ? Il est forcément arrivé quelque chose cet été, car
Alex n’aurai jamais changé à ce point. Mais que s’est-il passé
? Telle est la question à laquelle je vais devoir trouver une
réponse.


Tiens
les voilà arriver. Quelque chose à changer dans son attitude. Il
parait moins enjoué, moins heureux, comme si un poids pesait sur ses
épaules. C’est peut être cette fille qui lui pèse et lui sape le
moral.



- J’ai cru que tu
n’allais pas venir
. Dis-je sur un ton que j’essaie agacé.


- Pourquoi
ne serai-je pas venu ?


- Je
ne sais pas. Tu aurais pu avoir à faire d’autres choses plus
importantes que de venir me voir.


- N’importe
quoi. Tu sais que tu es importante pour moi.
Il me prend la main
dans les siennes et me regardant dans les yeux me dit : Ne doutes
jamais de ça, tu es très importante pour moi.


- Ok.
Je te crois et je ne doute pas de toi.



La sonnerie annonçant la
fin de la pause se fait entendre, et une voix que j’aurais préféré
oublier, nous sort de ce moment intime :



- Alex, il faut retourner
en cours.
Le prenant par le bras, Elena s’éloignait déjà.


- Hein
!
Il parut perdu, sortant du fil de ses pensées. Ah oui, on y
va. A plus Charleen.


- Attends
! On mange toujours tous les deux ce midi
. Et j’insistais bien
sur « tous les deux » en regardant Elena.


- Je
voulais t’en parler mais j’ai oublié. Je ne pourrais pas. Je
suis vraiment désolé. Mais je n’ai pas eu le choix mes parents
ont insisté pour qu’Elena et moi rentrions manger à la maison
afin de leur raconter comment la rentrée s’était passé.


- Mais
c’est notre tradition.


- Je
sais. Pardonne-moi. On se fera ça une autre fois.


- D’accord.

- On
se voit toute à l’heure.


- Oui.


Les cours ont continué. Je
suis rentrée manger chez moi seule car mes parents étaient tous les
deux au travail. Enfin, je n’ai pas vraiment mangé car je n’avais
pas d’appétit. Pourquoi le fait de ne pas manger avec Alex me
faisait-il si mal ? Pourquoi de le voir si proche d’Elena me
faisait souffrir ? Jamais auparavant je n’avais eu à me poser de
telles questions. Notre amitié était basée sur la confiance et
nous n’avions jamais eu de secret l’un pour l’autre. Aucune
personne extérieure n’était jamais venue troubler le lien que
nous avions. Me serais-je trompée sur les sentiments que je
ressentais envers Alex ? Car ce que je ressentais en ce moment même
s’était de la jalousie pure et simple. J’étais jalouse du fait
qu’Alex puisse passer du temps avec une autre fille que moi. Il
était à moi et rien qu’à moi. Oh mon Dieu ! Je venais d’avoir
une révélation. J’étais amoureuse de lui. Mais ce n’était pas
réciproque et je ne pouvais en vouloir à Alex de passer du temps
avec son ami d’Italie. C’était tout à fait normal qu’il
s’occupe d’elle. Elle ne connaissait personne dans cette ville.
Et elle vivait chez lui. Ah ! Cette douleur me tordait le ventre.
Depuis que je venais d’admettre mon amour pour mon meilleur ami, la
souffrance s’intensifiait. Bon, je devais relativiser. Pour lui
nous ne sommes que des amis et je ne devais pas lui en vouloir de
passer du temps avec Elena.



Vos commentaires ici

♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪

Maintenant j’ai peur, mais pas de toi, seulement de te perdre.



Merci Cindy pour cette superbe signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
imaginaire-de-kiki
Co-Administratrice
Co-Administratrice
avatar

Féminin Messages : 2556
Date de naissance : 22/04/1984
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 33
Localisation : avec Edward....

MessageSujet: Re: Chasseur de spectres - Imaginaire-de-kiki   Mar 5 Juil - 23:38

Désolée pour le retard, je n'ai pas eu le temps de poster hier...
bonne lecture !



5. L’après midi s’est
déroulé très lentement. Je n’ai pas revue Alex et encore moins
Elena. Je n’écoutais que d’une oreille très peu attentive les
cours, occupée par mes pensées. Qu’allais-je dire à Alex ? Je ne
pouvais pas lui parler de ma révélation. Non ! Cela changerait
notre amitié et je n’avais pas envie de la perdre. Je n’avais
pas envie de le perdre. Donc je ne lui dirais rien et j’essaierais
de paraître indifférente. Oui c’est ce que je vais faire.




A la fin des cours, je me
suis dirigée vers notre point de ralliement habituel espérant le
voir. Car même si je ne lui avouais pas mes sentiments, j’avais
besoin de le voir. Et il était là. Il m’attendait, seul ? Où
était Elena ? Pas à côté de lui en tout cas, car je ne la voyais
pas. Je m’approchais, et il dut sentir ma présence car il se
tourna vers moi.



- Alors ces cours ? Ca
c’est bien passé ?


- Oui.
C’est bizarre de ne pas t’avoir avec moi en cours mais je pense
pouvoir m’habituer.


- C’est
clair que ça fait drôle de ne pas être assis à côté, mais on
est encore plus content de se retrouver. Et puis, on sera peut être
un peu plus attentif en cours cette année.
Il me fit un sourire
amusé.


- Je
suis d’accord. Et ce n’est pas plus mal car nous sommes en
terminale cette année. Il va donc falloir être très attentif en
cours si on veut avoir notre bac. Et au fait, où est passé Elena ?


- Elle
est rentrée chez moi. Je lui ai demandé de rentrer toute seule. Je
t’ai déjà abandonné à midi, tu ne croyais quand même pas que
j’allais te délaisser après les cours ?


- Oh,
mais je ne croyais rien du tout. J’ai bien compris que tu n’avais
pas le choix pour midi. C’était normal que tu ne la laisses pas
manger toute seule avec tes parents.


- Enfin
c’est un peu plus compliqué que ça. Mais assez parler de ça.
Raconte-moi plutôt tes vacances pendant que je te raccompagne chez
toi.



Je ne lui aurai jamais avoué
mais j’étais aux anges. Je lui ai relaté tout ce que j’avais
fait pendant ces deux mois. C’est à dire pas grand-chose. Des
promenades, quelques sorties à la piscine municipale, une semaine en
Espagne avec mes parents où nous avons fait quelques visites et
beaucoup de farniente et de grasses matinées. Mon récit n’a pas
duré très longtemps. Du coup, j’en profitais pour lui demander a
mon tour ce que lui avait fait pendant ses vacances et de me parler
un peu plus d’Elena.



- Tu sais, les vacances
en famille ce n’est pas ce qu’il y a de plus excitant. Surtout
dans le village de mes grands parents. C’est dans les montagnes et
il n’y a rien à faire. Il n’ya ni cinéma, ni piscine et encore
moins de magasins. Ils vivent dans une ferme, alors j’ai aidé aux
taches journalières, comme nettoyer la merde des animaux enfin ce
genre de choses.


- Et
Elena ? Tu la connais depuis longtemps ?
Il ne croyait quand même
pas esquiver ce sujet là.


- A
vrai dire, quasi depuis ma naissance
. Nous sommes nés la même
année. Elle vit dans le même village que mes grands parents depuis
sa naissance. Alors tu comprends, pour elle c’est la grande
aventure de venir vivre ici, même si pour nous ce n’est pas une
ville extraordinaire. Pour elle, c’est immense. Alors je me sens un
peu obligé de m’occuper d’elle, même si ce n’est pas une
grande amie.


- Alors
tu ne la connais pas vraiment ?


- Non
pas vraiment. C’est vrai que je la voyais tous les étés mais je
n’ai jamais eu d’affinités avec elle. Pas comme avec toi en tout
cas.
Et là, il me fit un magnifique sourire avec ses lèvres
mais aussi avec ses yeux dont le bleu me fit penser à un océan.


- Merci.

- De
quoi ?


- D’être
là avec moi.


- De
rien. Ca me fait plaisir d’être avec toi. Je suis heureux de
t’avoir retrouvé, car ces deux mois sans toi ont été très
longs.


- Pour
moi aussi, ils ont été longs.


- Te
voilà arriver à bon port.
Nous étions effectivement arrivés
devant chez moi.


- Tu
veux rentrer un moment ?
Je pourrais continuer de te raconter
mes vacances palpitantes.
Dis-jeen rigolant.


- C’est
tentant mais je dois rentrer
. Je ne peux pas laisser Elena
trop longtemps seule avec mes parents. Tu les connais, tu sais comme
ils peuvent être saoulant quand ils s’y mettent
.


- Je
comprends
. Alors, on s’appelle toute à l’heure.


- J’essaierais
de trouver un moment où je serais tranquille pour parler.


- D’accord.
A toute à l’heure.


- A
toute.







6. Je rentrais chez moi,
tout en le regardant partir. Comme il était beau. Avais-je toujours
été amoureuse de lui, ou était-ce arrivé d’un coup ? Je n’en
savais rien mais désormais j’étais sûre d’une chose c’est
que j’étais folle de lui.




Il n’y avait toujours
personne chez moi. Mes parents travaillaient tard. Mon père est
avocat dans un cabinet où il est associé à deux autres avocats. Et
ma mère est médecin urgentiste dans un hôpital. Ce soir, elle
travaille de nuit. Je suis donc seule pour l’instant. Ca ne me
dérange pas car j’ai l’habitude, et puis comme ça je suis
tranquille. Je n’ai pas à discuter et faire semblant que la
rentrée c’est super bien passée alors que ce n’est pas le cas.
Ce moment de solitude va me permettre de remettre mes idées en
ordre.


Je
me suis préparée un petit en-cas, et suis montée dans ma chambre
afin de réfléchir. Une chose est sûre, je suis amoureuse d’Alex.
Mais je ne pense pas que ce soit réciproque. Alex me voit plus comme
une petite sœur que comme une petite amie potentielle. Je ne peux
pas lui avouer mes sentiments car cela risquerait de compromettre
notre amitié, et je tiens trop à lui pour le perdre. Il y aussi
Elena. D’après ce que m’en a dit Alex, il ne l’apprécie pas
plus que ça. Mais j’ai eu l’impression qu’il ne la laissait
pas indifférente. Et puis cette proximité forcée pourrait les
rapprocher. Et il y a autre chose. J’ai le sentiment qu’un lien
les unie tous les deux mais je n’arrive pas à savoir de quelle
nature il peut être. Je vais devoir être plus attentive. Je sens
que cette année ne va pas être de tout repos.



La
porte d’entrée vient de s’ouvrir. Ca doit être mon père. Je
sors de ma chambre pour aller à sa rencontre.



- Salut papa ! Tu rentres
tard
. L’horloge affiche 22h30. C’est bizarre qu’Alex ne
m’ait pas encore appelé.


- Bonsoir
ma puce. Je sais, j’étais à une réunion qui n’en finissait
plus. Alors comment s’est passé ta rentrée.


- Bien.
Comme d’hab’ sauf que je ne suis pas dans la même classe qu’Alex
cette année.


- Ah
bon. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas cela qui va vous empêcher
de vous voir.


- Oui.
Je te dis bonne nuit papa. Je suis fatiguée, je vais me coucher.


- Bonne
nuit ma puce. A demain.


- A
demain.



Je retournais dans ma
chambre quand j’entendis mon portable vibrer. C’était Alex.



7.

- Je
suis désolé de t’appeler si tard mais je n’arrivais pas à
avoir un moment tranquille.


- C’n’est
pas grave. Je ne dormais pas encore.


- Tu
sais, je pense que ça va être plus difficile maintenant de se voir
tous les deux comme avant.


- Oui.
Mais on arrivera toujours à trouver des moments comme tout à
l’heure.


- Je
n’en suis pas aussi sûr que toi.


- Pourquoi
tu dis ça ?


- Oh
pour rien. Un pressentiment. Depuis qu’Elena est chez moi, elle me
regarde bizarrement comme si… je suis peut être parano mais comme
si je lui appartenais. Elle a de grandes conversations avec mes
parents, alors que tu sais à quel point ils sont barbants. Et puis,
quand je suis rentré après t’avoir raccompagné, mes parents
étaient en grande discussion avec Elena. Et ils parlaient de moi,
parce que quand je suis rentrée dans la pièce où ils étaient, ils
se sont tout de suite arrêtés de parler. Avant qu’ils ne me
voient, j’ai quand même pu entendre Elena qui disait que ça
n’allait pas tarder, que le changement en moi était en train de se
terminer et qu’elle serait là pour me guider. Ca m’a fait
flipper. Pourtant je sens que depuis qu’elle vit avec nous, je suis
différent. J’ai des trous de mémoire et même des absences. Tu
n’as rien remarqué d’étranges dans mon comportement.


- A
vrai dire, si. Je te trouvais vachement distant avec moi, j’avais
l’impression que tu n’en avais plus rien à faire de moi. Mais ne
t’inquiète pas. Je suis certaine que c’est rien. Et puis, tu
sais que je serai toujours là pour toi. Quoi qu’il arrive, tu
pourras toujours compter sur moi.


- Je
sais. Je suis heureux de t’avoir comme meilleure amie. Et n’oublie
jamais que tu es très importante à mes yeux.


- Moi
aussi, je suis heureuse de t’avoir et tu es très important pour
moi également.


- Bon,
je dois te laisser, on frappe à la porte de ma chambre.


- Ok.
Bonne nuit.


- Bonne
nuit. A demain.



Je posais mon téléphone
sur ma table de chevet. C’est vrai que c’était bizarre. De toute
façon, dés que j’ai vu Elena j’ai su qu’elle cachait un truc
louche. Mais bon, Alex se fait peut être des idées. On essaiera
d’éclaircir cette histoire demain. On arrivera bien à trouver un
moment tranquille tous les deux. Sur cette pensée, je fermais les
yeux et m’endormais.






8. Le lendemain, en arrivant
au lycée, je me dirigeais vers notre coin habituel et il n’y avait
personne. Tant pis, je vais attendre. Ils ne devraient pas tarder à
arriver. Il est 7h50. C’est bizarre, d’habitude Alex arrive
toujours 15-20 minutes avant la sonnerie de 8h00. La sonnerie
retentit, et toujours pas d’Alex ni d’Elena. Je prends mon
portable et essaie de le joindre. Je tombe directement sur sa
messagerie. Il a dû éteindre son téléphone, étrange. Il est peut
être déjà en cours. Je l’ai sûrement raté de peu. J’allais
en cours en me disant que je le verrais à la récré.




A la récré, toujours
personne. Je commençais sérieusement à me poser des questions.
J’espérais simplement qu’il ne lui était rien arrivé de grave.
J’essayais de nouveau de l’appeler sur son portable. Directement
la messagerie, je vais lui laisser un message en espérant qu’il me
rappellera.



- Salut, c’est
Charleen. Je t’ai pas vu ce matin au bahut, alors je t’appelle
pour savoir si tu vas bien. Rappelle-moi dès que tu peux. Je
m’inquiète pour toi. Bisous.



Bon je décidais que si je
n’avais pas de nouvelles dans la journée, j’irai chez lui pour
voir ce qu’il avait.


A
la sortie des cours, je vis Elena qui avançait d’un pas rapide.



- Elena, attends !
Criai-je assez fort pour qu’elle m’entende. Elle se retourna et
me lança un regard plutôt agressif.


- Je
n’ai pas vu Alex de la journée, tu sais pourquoi il n’est pas
venu en cours ?


- Oui,
il ne sentait pas très bien ce matin alors sa mère lui a dit de
rester au lit.


- Ce
n’est pas grave au moins. Qu’est ce qu’il a ?


- Je
ne sais pas le médecin devait passer le voir dans l’après midi.


- Je
viens avec toi. J’aimerai le voir.


- NON
!!
Elle l’avait presque hurlé. Elle reprit constance.
Euh…non c’est bon. Il doit être fatigué. Et puis on ne sait
jamais si c’est contagieux. Je lui dirai de t’appeler.


- Ok.
Salut. Tu lui dis bien de m’appeler.


- Oui.
Salut.



Elle est super bizarre cette
fille. Je suis sûre qu’elle cache quelque chose. Si elle croit
qu’elle va réussir à m’empêcher de voir Alex elle se fourre le
doigt dans l’œil. Je passais chez moi vite fait pour déposer mon
sac car il était lourd et il risquait de me gêner. Puis je me
dirigeais vers la maison d’Alex.


Sur
le trajet, je réessayais de l’appeler. Tiens ça sonne. Mais
toujours pas de réponse. Je continuais mon chemin jusqu’à arriver
devant chez Alex. C’était une vieille maison en pierre, entourée
d’un grand jardin très bien entretenue. Un muret de 2 mètres de
hauteur et un gigantesque portail en fer forgé de couleur noire
fermaient la propriété. Sur le début du muret de gauche se
trouvait l’interphone vidéo. Je décidais de me montrer courtoise
et sonnait. C’est Mme Delormes qui répondit :



- Oui.

- Bonjour
Mme Delormes, c’est Charleen. Je voudrais voir Alexandre.


- Bonjour
Charleen. Alexandre est malade. Il a la grippe. Il est contagieux et
ne peux par conséquent recevoir personne.


- Très
bien. Pourrez-vous lui passer le bonjour de ma part et lui demander
qu’il m’appelle. S’il vous plait.


- Entendu,
je le ferais. Bonne soirée à toi.


- Merci,
bonne soirée à vous aussi.



La conversation était
terminée. Mais moi je n’en avais pas encore terminé.

♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪

Maintenant j’ai peur, mais pas de toi, seulement de te perdre.



Merci Cindy pour cette superbe signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
imaginaire-de-kiki
Co-Administratrice
Co-Administratrice
avatar

Féminin Messages : 2556
Date de naissance : 22/04/1984
Date d'inscription : 10/02/2011
Age : 33
Localisation : avec Edward....

MessageSujet: Re: Chasseur de spectres - Imaginaire-de-kiki   Lun 11 Juil - 14:54

9. Je trouvais ça plutôt
étrange. Tout d’abord, le pressentiment d’Alex sur Elena hier
soir au téléphone. Aujourd’hui, son absence en cours. Puis Elena
qui me dit de ne pas aller voir Alex. Il ne répond pas à son
portable ce qui ne lui ait jamais arrivé. Et maintenant sa mère qui
me dit qu’il a la grippe, alors qu’hier il était en pleine
forme. Je me dois d’éclaircir tout ça. Bon, j’essaie encore une
fois sur son portable. Ça sonne. Il décroche enfin :



- Allo…Il
avait la voix de quelqu’un qu’on réveille.



- Alex,
tu décroches enfin. Ca fait plusieurs fois que j’essaie de
t’appeler. Comment vas-tu ?



- Pas
très bien. J’ai la grippe. Je ne vais pas venir en cours pendant
quelques jours.



- Pourtant
hier tu allais bien.



- Oui,
mais ce matin à mon réveil j’avais de la fièvre et des
courbatures et j’étais encore fatigué malgré ma nuit de sommeil.



- Ok.
Je peux passer te voir. T’as besoin de quelque chose.



- Non,
non, c’est bon. Ne viens pas, je suis contagieux. On se rappelle.



- Mais
ça ne me dérange pas que tu sois contagieux. Je pourrais porter un
masque s’il le faut.



- Je
t’assure, c’est pas la peine que tu viennes.



- De
toute façon je suis déjà devant chez toi.



- Comment
ça t’es devant chez moi ?



- Ben,
vu que t’es pas venu en cours de la journée et que j’avais pas
de tes nouvelles, je m’inquiétais. Alors je suis venue chez toi
pour savoir comment tu allais. Mais, à l’interphone, ta mère m’as
dit que tu avais la grippe et que t’étais contagieux et donc que
tu ne pouvais recevoir personne. C’est bien vrai ? Il n’y a pas
autre chose ? Tu sais que tu peux me faire confiance.



- Je
sais. Ça va. C’est la vérité j’ai juste une grippe. Dans 2 ou 3
jours ça ira mieux.
Son ton était nerveux. On aurait dit qu’il
avait hâte de raccrocher.



- Bon
si tu le dis.
Je décidais de jouer le jeu. On ne sait jamais.
Dans le meilleur des cas il disait vrai et avoir la grippe ce n’était
pas très grave. Mais dans le pire des cas, c’était plus grave
qu’une grippe, certainement un rapport avec Elena et peut être
même qu’elle était en train d’écouter notre conversation. Mais
tu sais que si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là.



- Merci
Charleen. On se rappelle.



- Attends.
Elena t’as dit que je voulais que tu m’appelles.



- Euh…Oui,
elle me l’a dit mais j’étais fatigué et j’allais t’appeler
dans la soirée.



- Ok.
Alors soigne-toi bien.



- A
plus.




J’ai trouvé qu’il avait
une voix bizarre. Il était nerveux, comme si quelqu’un écoutait
notre conversation. Je devais en avoir le cœur net. Je devais être
sûr qu’Alex était juste malade et non pas quelque chose de plus
grave.









10. Comment allais-je faire
pour aller le voir ? Le muret entourait la maison aux trois quarts.
Le quart restant était constitué de grillage et d’une haie de
conifères et donnait sur l’arrière de la maison. Mais pour
pouvoir atteindre ce côté, il fallait traverser le champ de maïs
de Mr Chapuis. Heureusement, nous étions en fin de journée, et Mr
Chapuis avait finit de travailler au champ. Parce que cet agriculteur
était vieux, bourru, insociable et qu’il ressemblait à un
épouvantail avec sa longue barbe grise son chapeau de paille plein
de trou, son bleu de travail qui avait viré au noir par manque de
lavage, il me faisait peur. Il était presque 19 heures. Heureusement
que mes parents travaillaient tard tous les deux, car je n’avais
pas à me soucier de les prévenir que je rentrerais plus tard.




Je fis donc le tour de la
maison.







Passer
par ici, me refit penser à mon enfance. Alex était déjà mon
meilleur ami, et nous adorions jouer dans ce champ de maïs. C’était
l’âge de l’insouciance. Nous avions découpé le grillage dans
un angle là ou il était plus difficile de s'en apercevoir. Nous
l'avions fait une fois afin de pouvoir faire le mur. A l'époque nous
devions avoir une dizaine d'années. Nous voulions aller vérifier si
l'histoire qu'on nous avait racontée sur Mr Chapuis qui conservait
des cadavres d'ovnis dans sa grange était vraie. Mais une fois
devant la grange en question, nous avions eu trop la trouille pour
oser rentrer, et nous étions repartis sans rien vérifier. Mais nous
n'avons jamais refermé le grillage et nous n'avons jamais dit que
nous l'avions découpé de peur de nous faire gronder. Et j'avoue que
ce soir, ça m'arrangeait.







Arrivée
devant le grillage l'herbe avait pas mal repoussé. Mais ce n'est pas
ça qui allait m'empêcher de passer. J'arrachais donc quelques
touffes d'herbes et réussis à dégager le grillage. Je le
soulevai et passai en dessous. Je réussis à me frayer un chemin
entre les cyprès et me retrouvai dans le jardin arrière. Là, le
plus discrètement possible, je me dirigeai vers la porte de
derrière qui donnait dans la cuisine. Heureusement pour moi, je
connaissais cette maison aussi bien que la mienne et je connaissais
aussi toutes les cachettes qui me serviraient pour moi, mais aussi
celles qui contenaient des objets. Je me penchais donc afin de
pouvoir glisser ma main dans l'énorme pot de fleurs à droite de la
porte, et en sortis la clé qui ouvrait la porte. Tel un chat, je me
faufilai silencieusement à travers la cuisine pour atteindre le
hall d'où partait l'escalier qui montait aux chambres.







Tout
était éteint. Tant mieux ça voulait dire qu'il n'y avait personne
dans le secteur. Je montai l'escalier. En haut de celui-ci, on
pouvait prendre deux directions. A gauche, se trouvait les quartiers
de Mr et Mme Delormes. Il y avait leur chambre d'où était attenant
une magnifique salle de bain moderne dans les tons beige et chocolat
ornée d'un mobilier en teck. Il y avait également le bureau de Mr
Delormes. Il travaillait essentiellement à domicile. Il possédait
une société spécialisé dans l'informatique, mais je n'ai jamais
vraiment su ce qu'il faisait. Mme Delormes avait également son
bureau. Elle était écrivain. Elle écrivait des romans de sciences
fictions. A droite, il y avait un court couloir au bout duquel se
trouvait trois portes. Sur la droite, la première porte était la
chambre d'Alex, en face de celle-ci, une autre porte donnait sur un
grand placard rempli de vieux vêtements et de vieux objets. Et un
peu en décalé sur la gauche, se trouvait la chambre d'amis qui
devait être occupé par Elena. J'avançai sur la pointe des pieds.
Un léger rayon de lumière filtrait dans l'obscurité ambiante. Ça
venait de la chambre d'Alex. Sa porte était entre-ouverte, et
j'entendais des voix. Mon cœur s'accéléra, je devais me cacher et
vite car si quelqu'un sortait de la chambre j'étais faite comme un
rat. Je me précipitai donc dans le placard, tout en faisant
attention de ne pas faire de bruit. Une fois en sécurité dans le
placard, je me concentrais sur les voix que j'entendais. Je reconnus
la voix d'Alex, je l'aurai reconnu n'importe où même au milieu d’un
brouhaha. Il y avait également une autre voix. C'était celle
d'Elena.







11.
Ce sont ses paroles à elle que je distinguais :



-
Tu es encore chaud. Mais c'est normal ne t'inquiète pas. Ça fait
partie de la transformation.



-Vas-tu enfin te décider à me dire en quoi je me transforme ?


J'avoue que moi aussi je voulais savoir. Après tout c'est pour ça que
j'étais venue.



-Très bien. Maintenant que ta transformation est presque achevée. Je pense
que je peux te le dire.



- Merci. C'est trop aimable de ta part.


- Pas de sarcasme je t'en prie. Tu veux savoir ou pas ?


- Oui, je veux savoir ce qui m'arrive.


- Tout d'abord tu dois savoir que je suis comme toi mais que ma
transformation s'est effectuée plus tôt car je suis une fille et
que nous sommes mûres avant les garçons. Ça fait déjà un an que je
suis comme ça.



- Que tu es comme quoi ? Je ne te trouve pas différente d'avant.


- C'est parce que physiquement parlant, je n'ai pas changé. Je vais te
dire ce que nous sommes. Nous sommes des chasseurs de spectres.



- Quoi ????


- Laisse-moi finir de t'expliquer. Et arrête de m'interrompre toutes
les deux minutes.



Sa voix s'était faite plus autoritaire.


-C'est bon. Excuses moi. Je ne t'interromprais plus.


- Merci. Donc, comme je le disais nous sommes des chasseurs de
spectres. En fait nous chassons les esprits ou les âmes ou encore
les fantômes, appelle les comme tu veux, des personnes décédées.
Nous devons les trouver et les envoyer soit au paradis, soit en
enfer. On nous appelle des chasseurs parce que ceux qui doivent être
envoyé en enfer, la plupart du temps savent où ils vont être
envoyé, et ne se laisse pas faire facilement, donc ils fuient et
nous les chassons. En revanche pour ceux qui doivent aller au
paradis, la tache est plus facile. Nous devons parfois leur faire
comprendre qu'ils sont morts et ensuite tout se passe bien. La
transformation que tu es en train de subir et qui te donne de la
fièvre, une grande fatigue et des courbatures va te donner les
capacités d'effectuer ton rôle. Ce sont les symptômes classiques
d'une grippe, pour que si tu vois un médecin, il ne se doute de
rien. Tu vas pouvoir voler et passer à travers les murs et les
objets comme n'importe quel fantôme. Pour les chasser, crois moi
c'est plus pratique de pouvoir se déplacer comme eux. Tu vas aussi
avoir la capacité de créer un vortex, un passage entre notre monde
et le paradis ou l'enfer. En revanche, tu n'as pas le choix de la
destination. En le créant, tu devras prononcer le nom de la personne
que tu veux envoyer. Et le vortex se dirigera automatiquement vers
l'endroit où l'esprit est destiné. Tu verras aussi bien la nuit
qu'en plein jour. Et pour les esprits récalcitrants, tu possèdes un
lasso intégré dans ton avant bras droit. Tu n'auras qu’à vouloir
le lancer pour qu'il apparaisse. Voilà. Je suppose que tu as des
questions.



- Waouh. Sérieux, c'est pas des conneries ce que tu viens de me
raconter. Je t'avoue que j'ai du mal à y croire.



- C'est normal. Au début, on a du mal à accepter la vérité. Mais je
suis sure que tu t'y feras vite.



- Pourquoi moi ?


- C'est génétique. Ça se passe de grands-parents à petit enfant. Ça
saute toujours une génération. Dans ta famille, seuls les garçons
développent cette particularité. Dans la mienne, ce sont les
filles.



- Pourquoi est-ce que c'est toi qui me raconte tout ça ?


- Parce que, seul un chasseur peut expliquer ce qu'il fait à un
nouveau chasseur.



- Donc mes parents ne sont pas au courant ?


- Si. Mais ils ne savent que le minimum. Ils savent que tu te
transformes en ce moment même pour devenir un chasseur de spectre.
En revanche, ils ne savent pas ce que nous faisons. Mais ils savaient
que ça t'arriverait car comme je te l'ai déjà dit c'est génétique
et par conséquent familiale.



- Ok. Tu dis que nous devons trouver des fantômes. Mais comment on
sait qui trouver et où chercher ?



- C'est simple. Tu le sauras tout de suite, une fois ta transformation
achevée. C'est plutôt difficile à expliquer. C'est en toi, comme
gravé dans ton esprit. Bon, c'en est assez pour ce soir. Nous
aborderons la technique demain. Tu es fatigué, et je ferais mieux de
te laisser te reposer.



-Ok. Ça fait beaucoup d'un coup. Je dois digérer tout ça.


- Repose-toi bien. Bonne nuit.


- Bonne nuit à toi aussi.


J'entendis Elena sortir de la chambre d'Alex et rentrer dans la sienne. Il était
tant, je commençai à étouffer dans ce placard.



Toutes ces révélations étaient-elles vrai ? Je ne rêvais pas ? Je me
pinçais le dessus de la main...Aie ! Non je ne rêve pas. Alors Alex
était un chasseur de spectres. Si je ne l’avais pas entendu de mes
propres oreilles, jamais je n'y aurait cru.



Je voulais voir Alex. Je devais le voir. Ca faisait bien cinq minutes
qu'Elena était sortit de sa chambre. Je décidais donc de sortir de
ce placard et d'aller voir Alex. Ici, les portes devaient être bien
huilées car elles ne faisaient aucun bruit et c'était tant mieux
pour moi.








12. J'ouvrai la porte de sa
chambre. Elle était plongée dans l'obscurité. Mais je n'avais pas
besoin de lumière, je la connaissais sur le bout des doigts. Les
murs étaient peints en gris clair et noir, sur le mur en face de moi
se trouvait une fenêtre qui donnait sur le jardin arrière. Sur le
mur de droite, il y avait la porte de la salle de bain et sur le mur
de gauche celle du dressing qui contenait des tonnes de fringues à
la mode et de chaussures. Alex faisait très attention à son look
sans pour autant se la "péter". Et en face de moi, droit devant, il y
avait son lit deux places. Mes yeux, habitués depuis mon intrusion
dans la maison à l'obscurité, le distinguaient allongé sur les
couvertures. Il ne portait qu'un short. Son torse était nu,
légèrement brillant à cause de la sueur due a sa fièvre. Il était
musclé juste ce qu'il fallait. Assez pour se sentir rassurer dans
ses bras. Il avait de jolis pectoraux bien dessinés et de belles
tablettes de chocolat, un peu comme Taylor Lautner dans New Moon. Il était magnifique. Son
souffle était saccadé. Il avait l’air de s’être endormi. Alors
doucement pour ne pas lui faire peur je lui caressais la main. Je ne
saurai dire s'il savait que c'était moi, mais sans aucun mouvement
brusque prouvant qu'il aurait été surpris, il me prit la main et
ouvrit les yeux, me couvrant de son regard le plus tendre.



Alors ?? Votre avis ??

♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪♪

Maintenant j’ai peur, mais pas de toi, seulement de te perdre.



Merci Cindy pour cette superbe signature
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Chasseur de spectres - Imaginaire-de-kiki   

Revenir en haut Aller en bas
 
Chasseur de spectres - Imaginaire-de-kiki
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Création d'une parade imaginaire ?
» Chasseur d'Images N°323 - Mai 2010
» Tenue du 8 éme Chasseur
» Un Chasseur disparu au combat en 1918, retrouvé 92 ans après
» Chasseur d'étoile 2.0

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fanfics France :: Fanfics :: Fictions :: Fictions [A - M]-
Sauter vers: